Lyme Ethique Association Française de lutte contre la maladie de Lyme
et des maladies vectorielles à tiques ( loi de 1901)




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Comment prévenir l’infection
La prophylaxie sanitaire consiste à limiter les risques de transmission par les vecteurs et constitue le premier moyen de lutte contre la borréliose de Lyme. La lutte contre les hôtes réservoirs est impossible en raison de la diversité des espèces concernées. L’éradication des tiques est également inconcevable dans les zones forestières, mais peut être envisagée dans des zones limitées comme les jardins privés ou les parcs publics. Pour se faire il faut veiller à maintenir un tapis végetal de faible hauteur en tondant régulièrement les pelouses des jardins et veiller au retrait des résidus végétaux à proximité des habitations.
Les mesures de protection individuelle offrent en revanche de bons résultats et sont faciles à mettre en œuvre : Lors des sorties en plein air, porter des vêtements couvrant les jambes et les bras. Rentrer les bas de pantalon dans les chaussettes afin de ne laisser aucune ouverture par laquelle une tique pourrait s’introduire. Il est conseillé également de porter des chaussures fermées.
Par ailleurs des produits répulsifs , bien qu’à action limité, offrent une protection supplementaire.
Ces produits sont vendus en pharmacie et il est recommandé de suivre les conseils d’utilisation .
Ces produits sont à base de DEET ou de Permethrine( acaricide répulsif à mettre sur soi ou sur les vêtements selon les instructions du produit).
Le risque d’infection est également limité si la transmission de la bactérie par les tiques est empéchée.
Il est admis dans la litterature que le passage des bactéries n’intervient que quarante-huit heures après le début du repas sanguin. Dans les faits les choses ne sont pas aussi évidentes et une tique qui pour quelque raison se trouve stressée ( si l’hôte se gratte par exemple) peut régurgiter et infecter l’hôte qui l’heberge. Néanmoins le retrait rapide d’une tique diminue de manière significative les risques d’infection.
Il est donc nécessaire de proceder à une inspection minutieuse de toutes les parties du corps après une sortie en zones favorables aux tiques .
Cette observation doit être visuelle et se revèle parfois tactile car les larves et les nymphes de tiques sont de petites tailles et difficiles à repérer sur le corps et encore moins dans le cuir chevelu .
La tique doit être détachée soit :
- à l’aide d’une pince à épiler : saisie au plus près de la peau , elle est tirée de manière continue en tournant légèrement et très lentement, afin de ne pas arracher le corps de l’animal.

- soit à l’aide d’un tire- tique , petit crochet en forme de pied de biche que l’on achète en pharmacie. La technique est simple, on introduit la tête de la tique dans la fente puis on effectue une rotation du pied qui détache la tique sans que la tête ne soit arrachée :

L’utilisation d’alcool ou d’éther est fortement déconseillée car sous l’effet du stress, la tique régurgite les bactéries ou les protozoaires contenus dans ses glandes salivaires.
En revanche, il convient de nettoyer la plaie une fois la tique retirée.
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